Créer son entreprise en RD Congo

Parmi les jeunes Congolais, seulement 33% aimeraient un jour créer leur propre entreprise. En RD Congo, les jeunes sont moins nombreux à vouloir se lancer, pensant que c’est trop risqué ou trop compliqué. Ils préfèrent terminer les études et trouver un emploi dans une grande entreprise ou dans l’administration publique.

Cependant, les offres d’emploi sont peu nombreuses et le chômage atteint de plus en plus une grande majorité de la population active. Dans ces conditions, créer son entreprise se révèle une solution de sortie à la crise.

Mais se mettre à son compte signifie forcément procéder à des choix qui engagent le devenir personnel mais aussi, souvent l’avenir de la famille. Supporterez-vous le grand saut dans ce (relatif) inconfort, qui peut persister plusieurs années ? Autres questions à vous poser : avez-vous le niveau requis pour assumer ces nouvelles fonctions ? Et avez-vous les tripes d’un créateur d’entreprise ? Pour ce qui est du niveau de connaissances requis, naturellement variable selon le type d’entreprise que l’on entend créer, il ne doit jamais faire figure d’obstacle.

En effet, de nombreux organismes se proposent de combler rapidement les lacunes dans des domaines pointus comme le marketing, la comptabilité, l’informatique de gestion ou le droit social. Sachez qu’il n’existe pas de profil type pour créer une entreprise avec de bonnes chances de réussir. Tout le monde a sa chance. Vous pouvez être introverti ou volubile, calculateur ou rêveur, homme d’action ou de réflexion, sans que cela influe le moins du monde sur vos probabilités du succès. Il n’empêche que certaines qualités morales et psychologiques sont requises, ou du moins hautement souhaitables. L’enthousiasme, la persévérance, la force de travail, la capacité à entraîner les autres constituent autant d’atouts sans lesquels mieux vaut ne pas se lancer dans l’aventure. Toutefois, La création d’entreprises est accessible à tous, si l’on sait avancer par étapes.

1. Avoir la vocation

Lancer son business demande trois types de compétences : commerciales, techniques et en matière de gestion. Pour ce qui est de la partie commerciale, c’est d’abord une affaire de personnalité. N’est pas vendeur qui veut, même s’il ya des techniques à connaitre, et dont à apprendre. Les deux autres compétences peuvent s’acquérir.

2. Avoir une bonne idée

Lancer son entreprise, c’est avant tout devenir innovateur. Les bonnes idées se rencontrent dans la vie quotidienne, en suivant l’actualité économique… Faire un brainstorming est toujours une bonne méthode pour faire surgir les idées. Mais pour réussir, il n’est pas nécessaire d’avoir l’idée du siècle. De petites activités peuvent connaitre de grands destins pour peu qu’elles trouvent un marché et qu’elles apportent une valeur ajoutée. De nombreux créateurs se sont ainsi lancés en partant d’un simple constat.

Qu’elle naisse de votre expérience, de votre savoir-faire, de votre imagination ou d’un simple concours de circonstances, une idée vient toujours, à l’origine, d’une intuition ou d’un désir qui s’approfondit et qui mûrit avec le temps.
Un créateur d’entreprise peut trouver des idées de plusieurs manières. Bon nombre d’entre eux tirent parti de leur propre expérience professionnelle, car s’aventurer en terrain connu permet a priori de limiter les risques. Les avantages sont évidents : vous maîtrisez bien l’activité car elle correspond à un métier que vous avez exercé pendant plusieurs années ; vous connaissez les règles du jeu et les compétences techniques à mettre en œuvre. Cette apparente aisance peut néanmoins procurer un sentiment de sécurité factice. En effet, vous êtes certes expert dans votre domaine, mais vous ne maîtrisez pas forcément toutes les autres facettes de la création d’entreprise (la commercialisation, la gestion, etc.).

Autre piste a suivre pour trouver une idée : détecter un manque. Repérer de nouveaux modes de consommation, un changement lié à une réglementation à venir, une faille dans un produit ou bien des idées sont nées à la suite de l’observation attentive de son milieu.

3. Etablir son plan d’affaire

Etablir son plan d’affaire, c’est transformer une bonne idée en un projet réaliste. Il s’agit d’avoir une vision à long terme, car ici se trouve la clé de votre réussite. Votre plan d’affaire comprendra une étude commerciale, un plan financier et une analyse juridique. Vous pouvez vous faire aider, en consultant un conseiller ou en suivant une formation.

4. Se renseigner sur les aides financières

Il existe à l’heure actuelle certaines aides financières pour les futurs entrepreneurs. Vous pouvez, par exemple, obtenir un prêt à très faible taux d’intérêt. Renseignez-vous bien !

5. Démarches administratives

Décidés à vous lancer ? La première démarche administrative est de consulter un cabinet d’avocat pour la rédaction des statuts. Ensuite, vous devez obtenir l’attestation de confirmation de siège auprès de la commune du ressort du siège national pour la légalisation des statuts auprès de l’Office Notarial. Après la légalisation, vous devez d’abord obtenir l’Immatriculation au Nouveau Registre de Commerce (NRC) auprès du greffe du commerce/TGI du ressort du siège social, puis le numéro d’identification nationale auprès du secrétariat général à l’économie. Enfin, vous devez obtenir le numéro d’impôt auprès de la direction générale des impôts. Dès que vous avez tous ces documents, vos statuts seront publiés dans le journal officiel.

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